UFC-Que Choisir de l'Aude

Actualités locales

Lézignan-Corbières : un consommateur averti et conseillé en vaut deux

« L’UFC-Que choisir » de l’Aude propose un accueil tous les mercredis sur la ville, dans les locaux de la Maison des jeunes et de la culture.

L’UFC-Que choisir traite uniquement des litiges de consommation auprès des particuliers (pas de professionnels, d’associations…).

 Elle ne traite pas les litiges entre particuliers, ni le droit administratif, de la famille ou du travail. Elle entre uniquement dans le domaine du cadre légal de la consommation. Comment bénéficier de l’aide de l’UFC-Que choisir ? : en adhérent à l’association (30€/an). Christian Mathonneau précise bien : « C’est une adhésion à un mouvement associatif de défense du consommateur. Ce n’est pas une cotisation. Elle nous permet de fonctionner, car on n’est pas subventionné ». Qui sont les conseillers ? : Dans l’Aude, une quarantaine de bénévoles se répartit entre Carcassonne (siège) et Narbonne. Chacun a ses compétences et a reçu une formation et un encadrement de plusieurs mois. Le travail en binôme est privilégié et les équipes sont amenées à faire des rotations pour un meilleur maillage territorial.

Pour prendre rendez-vous sur Lézignan (possibilité de venir directement, mais risque d’attente) : 04 68 32 68 72 (accueil de Narbonne) ou conseil@aude.ufcquechoisir.fr.

 Il y a tout juste un an, l’Union fédérale des consommateurs « Que choisir » de l’Aude a créé une permanence sur la ville dans la structure de la MJC. À l’époque, les sites de Narbonne et de Carcassonne avaient fait le constat qu’un nombre grandissant d’habitants du territoire Lézignanais se déplaçaient sur leur site.

…Sur la localité…

Un an après, qu’en est-il de ce service à la population locale ? Les deux conseillers référents, Christian Mathonneau (également vice-président UFC-Aude) et Alain Campo ont répondu à quelques questions, en précisant d’emblée que depuis le mois de juin, la permanence était passée du matin à la journée complète. Une anticipation sur la première interrogation. Avez-vous du public ?

« Oui, il a triplé depuis les débuts et ça s’est accentué depuis cet été. Est-ce que c’est parce qu’on est plus visible ou parce qu’il y a plus de litiges, on ne peut pas dire. Mais, ce qui est sûr, c’est que l’on reçoit majoritairement un public de retraités. Il y a peu de jeunes mais ça ne veut pas dire qu’ils ont moins de problèmes. Peut-être les règlent-ils seuls ».

Quels sont les types de demandes ?

« Nous avons une grosse évolution dans la construction (neuf ou rénovation) et dans les énergies nouvelles (beaucoup le photovoltaïque). Les mutuelles aussi, énormément. Puis les assurances et certains fournisseurs d’énergies (gaz et électricité). Une diminution est observée sur les problématiques de consommation liées aux services de la grande distribution. Voilà la tendance globale des litiges émergents ».

Qu’en est-il des achats par internet ?

« Il y a de tout. Livraison pas reçue, remboursement non effectué, des ventes alors que la structure est en liquidation judiciaire… Nos conseils, c’est de bien s’assurer de la santé de l’entreprise, bien lire le contrat, ne pas cocher sans savoir et vérifier avant de valider son panier. Il faut rester très vigilant sur internet ».

Combien de dossiers avez-vous vu en un an ?

« Une centaine entre le conseil et la résolution de litiges. Ce que les gens méconnaissent, c’est notre partie conseils. Il ne faut pas hésiter à venir en amont, afin d’éviter le litige. En général, les cas se règlent à l’amiable et nous avons 80 % de réussite au plan national. Par contre, il y a des cas indéfendables. Si c’est en justice, là on ne peut plus intervenir. Mais nous avons au niveau fédéral à Paris, 200 collaborateurs professionnels, juristes, avocats, techniciens, informaticiens… Dans l’Aude, on travaille avec 3 avocats partenaires ».

D’où vient le public ?

« De Lézignan pour la plupart et des Corbières, ainsi que du Sud Carcassonnais à mi-chemin ».

Article de l’Indépendant du 1.11.2018